19.02.2015

TED, quésako ?

Les conférences TED (pour Technology, Entertainment and Design) sont une série internationale de conférences avec pour objectif de trouver « de nouveaux moyens de résoudre des problèmes mondiaux difficiles en tirant partie des médias, de la technologie, de l’entrepreneuriat et, avant tout, des idées ». Elles sont organisées depuis 2001 par la Sapling foundation, fondation américaine à but non lucratif créée par Chris Anderson. Toutes les interventions des conférences TED sont disponibles en vidéo sur le site TED dans le but de propager ces idées, comme le dit son slogan "ideas worth spreading".

N°1 : La découverte

En préparation d’un événement TED, le futur intervenant commence par présenter son sujet au coach, longuement. Ce dernier l’aide ainsi à repérer son message. Il ne peut y en avoir qu’un seul. « Avoir un message, c’est la clé », précise Didier Chambaretaud. Par message, il entend ce que vous avez à dire de plus percutant, en une ou deux phrases.

Lors de cette première phase de préparation, le coach identifie la « "power phrase", ce leitmotiv qui peut revenir à plusieurs reprise dans le discours, notamment lors des transitions entre les idées et à laconclusion, car à TED, on répète beaucoup », affirme le coach. Il vous aide également à détecterl’accroche de votre speech. Une petite histoire, une blague ou une démonstration.

« Par exemple, le designer Tom Wujec est venu parler de la pensée systémique en entreprise. Mais il ne raconte pas ça. Il parle d’un exercice qui consiste à demander aux gens de dessiner pour expliquer comment ont fait un toast. En racontant ses expériences, il amène le public à comprendre ce qu’est la pensée systémique avant même de prononcer ces mots. »

N°2 : La structure du récit

Une fois le messagel’accroche et la "power phrase" identifiée, arrive le moment de formaliser son discours. Mais attention, pas de plan académique "thèse, antithèse, synthèse". « La structuration du message n’a pas grand-chose à voir avec la dissertation », prévient Didier Chambaretaud. C’est du storytelling. Autrement dit : il faut penser son discours comme une histoire.  

Celle-ci commence toujours par une accroche. Vient ensuite l’énonciation du sujet. Il peut être amené le plus simplement du monde avec une phrase du type "je vais vous parler de la solution pour freiner la fonte des glaces". Lui succède le déroulé de votre argumentation. Chris Anderson, administrateur de la conférence TED, insiste bien sur la nécessité de fonctionner étape par étape, dans une vidéo où il explique ce qui fait une bonne conférence. Il faut préparer le terrain dans le cerveau de votre auditeur jusqu’à votre conclusion, pour que celle-ci puisse avoir le plus d’impact possible.

Pour ce qui est de la rédaction, sachez que vous n’êtes pas obligé de rédiger votre discours à proprement parler. « Je le fais en m’enregistrant  au volant de ma voiture», confie Didier Chambaretaud.

Les adeptes des conférences TED l’auront noté : certains n’hésitent pas à faire des blagues pendant leurs interventions. « Ce sont des blagues à chute, qui reposent sur la rupture », constate le coach. Chris Anderson prévient cependant : « c’est très agréable, on a tous envie qu’on nous raconte des histoires en nous faisant rire mais malheureusement… tout le monde ne peut pas le faire. »

N°3 : La répétition

« Rien ne sert d’apprendre votre texte par cœur, estime le coach. La première phrase, la dernière et la "power phrase" suffisent. » L’important, c’est d’être présent, avec le public. Mais cela n’empêche pas de travailler, au contraire.

Pour le temps de parole, Didier Chambaretaud recommande de prévoir 50 % de temps en pluscomparé au temps que vous prenez à lire votre texte. « Il faut ce laps de temps pour laisser la place à l’improvisation », explique-t-il. Par improvisation, le coach parle de présence scénique, de rapport avec le public.

Autre astuce pour la prise de parole en public : faire des pauses. « Cela prend parfois 2-3 secondes, ça paraît énorme quand on est sur scène, mais aux yeux du public, c’est quelqu’un qui reprend son souffle et qui peut avoir une grande dimension dramatique. » La gestuelle doit aussi être étudiée. « Le public n’aime pas les tics, il les repère, il faut les éviter », indique Didier Chambaretaud.

Quant aux supports, il faut les utiliser avec modération. « Souvent en entreprise, les gens se cachent derrière leurs slides, constate le coach. C’est mieux quand il n’y a pas grand-chose dessus, sinon les gens les lisent. Et le support peut aussi être une vidéo, un objet, un élément de décor, de la musique, etc. » Le propre de TED, c’est qu’il n’y a pas vraiment de règle, juste des grands principes : simplicité, histoire, émotion, crédibilité de l’orateur, concret et inattendu.

3 conseils pour gérer son stress à l’oral                                                             Faites des pauses

Asseyez-vous

Prenez quelque chose dans vos mains 

www.cadremploi.fr/editorial/conseils/conseils-carriere/detail/article/prise-de-parole-soyez-aussi-percutant-quun-conferencier-ted.html

Actualité

  • 03 août 2017

    par Justine Babin, Les EchosLire la suite

  • 24 novembre 2016

    On entend bien souvent les managers se plaindre de voir leurs meilleurs employés partir, et ils ont de quoi être mécontents au vu du coût et des...Lire la suite

Toutes les actualités